L’humain dans le terroir : l’âme du vigneron
Parfois oubliée, la main de la femme ou de l’homme façonne autant que la nature seule. Les itinéraires de taille, la densité de plantation, la date des vendanges, les pratiques culturales (bio, biodynamie, lutte raisonnée…) ou les choix de vinification (fûts, amphores, cuves béton…) sont décisifs.
En Bourgogne, le travail parcellisé atteint un raffinement extrême : la notion de climat (micro-terroirs reconnus, parfois de quelques ares seulement) a été reconnue par l’UNESCO pour son patrimoine unique (source : UNESCO, 2015).
- Exemple marquant : le Grand Cru Clos de Vougeot – 50 hectares, une multitude de propriétaires, une infinité de styles selon les choix humains.
- Ailleurs : dans les Alpes, des producteurs ressuscitent des cépages oubliés (Mondeuse blanche, Persan, Etraire de la Dui), perpétuant des patrimoines locaux séculaires.
Le terroir ne se résume donc pas à une carte postale de paysages ; il inclut tout un art de vivre, le respect des traditions, mais aussi l'audace de la modernité.