Sauvegarder le terroir, porter l’identité jurassienne
L’histoire contemporaine de la saucisse de Morteau est indissociable de la volonté de valoriser les races porcines locales (principalement la race “Porc de Franche-Comté”) et les circuits courts. La quasi-totalité des ateliers sont aujourd’hui des entreprises familiales ou des coopératives, perpétuant une économie de proximité. Ce tissu artisanal garantit la transmission des gestes, le respect du rythme naturel du produit et le maintien d’une vraie diversité gustative, loin de l’uniformité des productions standardisées.
La filière “Morteau” réunit plus de 250 éleveurs et 16 ateliers de production (source : Association de Défense et de Promotion des Charcuteries IGP), générant près de 7 000 tonnes exportées chaque année. À l’international, la saucisse de Morteau est devenue, à l’égal du beaufort ou du comté, l’un des produits-phares de la gastronomie franc-comtoise.
Culture populaire et convivialité
Au-delà de son goût, la saucisse de Morteau incarne la convivialité des tables d’hiver, les repas de fête partagés au coin du feu, les retrouvailles après la transhumance ou les commémorations rurales. Elle est présente sur les marchés du Haut-Doubs, dans les fêtes villageoises, sur les bancs des cantines scolaires et jusque dans la haute gastronomie, sublimée par des chefs étoilés amoureux du terroir.